Depuis le temps que j'entends parler de cette course, il fallait bien que j'aille voir ce qu'il se passait dans ce petit village de St Valèry sur Somme.
 
C'est à l'occasion d'une sortie "club" que j'ai eu l'occasion de tester cette course atypique.

Dimanche matin 8h00 tous les joyeux membres du CCPB (45 personnes dont 30 coureurs) prennent la direction de la Somme, bonne ambiance dans le car, pour ma part, j'ai un peu de mal à me réveiller, d'autant que les 3 heures de sommeil de la nuit me paraissent un peu légères…
 
10H45 arrivé sur place, direction le village course pour le retrait des dossards, retour au car, repas version pic-nic pour tout le monde, habillage, mise 
en place d'un beau strap suite à mon entorse sur le Trail de la Galopée, et à 13H10, nous voilà "Avenue Romain Michel", fichtre nous sommes à presque 100m de l'arche de départ.
 
Je n'ai jamais fait de course avec autant de monde, et je ne suis pas habitué à être aussi loin de la ligne.

Les 45mn d'attente avant le départ se feront sous un soleil de plomb, mais dans une ambiance de folie, ça chante, ça tape des mains, ça s'amuse avec les locaux aux balcons, bref le temps passe très vite. 14H00 la locomotive à vapeur de St Valèry sonne le départ, toute la troupe s'élance, mais il me faut 3mn pour enfin passer la ligne avec la musique de l'orchestre et sous les caméras du direct de France 3 ! La Classe non ?
 
Je pars en compagnie de Laurent, et après une boucle de 3,5 km en ville, ou il est très difficile de courir sans se bousculer, se mélanger les baskets avec les voisin(e)s, nous arrivons sur le quai au bout duquel nous plongeons (terme exact !!) dans la baie de Somme. 25mn pour les 4 premiers kilomètres ce n'est pas la joie, mais de toute façon nous ne sommes pas là pour un chrono !!!
 
Et là nous sommes directement dans le vif du sujet une descente de talus qui finit dans un petit bras de mer, bien noir, bien glissant et vaseux, voilà un genou à terre, les mains dans la vase, welcome to the "Transbaie". La 1ère partie de la course est la plus difficile, nous traversons en continue des bras de mer avec de l'eau au minimum aux chevilles, ou mi cuisses ailleurs, des zones de vase plus ou moins dure mais toujours très très glissante, des zones de vase très liquide ou j'ai l'impression de marcher dans du mazout. Au profit de mon passage dur des 45' comme sur toutes les course, et des passages un peu compliqué vu le nombre de coureurs, Laurent en profite pour me lâcher un peu je l'ai toujours en visu.
 
Et là je comprends maintenant mieux le slogan de la transbaie : Plus c'est mou, plus c'est dur.
 
Maintenant en point de mire le Crotoy, superbe au loin sous le soleil, la ville est magnifique, Laurent m'attends sur la plage, un passage express au ravito (un peu léger à mon gout pour une course à 20€ le ticket d'entrée), un tour en ville et nous voilà de nouveau sur la plage pour le retour et les 7 derniers kilomètres. 
 
Le retour est un peu plus "facile" que l'aller, sable dur, quelques passages scabreux quand même, mais nous déroulons pas mal, avec le rythme donner par Laurent, je m'accroche à son short ! Et voilà de nouveau le talus de St Valèry qui nous ramène sur le quai, nous accélérons encore un peu sur le quai et la partie finale, 12 km/h sur le dernier kilo, surement les bienfaits de la "thalasso"…
 
Passage de la ligne en 1H50'04", 1774/5795, ça me fait bizarre de me voir à cette place-là, j'ai rarement fait de course avec plus de 1000 coureurs au départ…
 
Direction la douche version transbaie, un pulvérisateur (tout neuf bien sûr) avec son tracteur est installé sur les bords de quoi. Une version XXXL de la douche collective. Une soixantaine de buses avec 3,4 coureurs ou coureuses par buses, je vous laisse faire le calcul et imaginer ce joyeux foutoir, ou toutes les personnes présente essaient tant bien que mal de se refaire une beauté, tout en éliminant cette odeur mélangée de vase et de poisson pourrit !.
 
Retour au car avec tous les membres du club, ça chambre, ça rigole, un ravito et hop nous reprenons le car direction la maison, l'ambiance du retour sera nettement plus calme dans le bus, une bonne sieste collective s'imposera d'elle-même…..
 

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