Samedi 29 Avril, 1er objectif de l'année avec le mythique RadiCassant (114Km/3100m D+) une des courses du week-end du RadiCatrail, devenue une institution Normande. Pas moins de 6 courses au programme : RadiCassant, RadiKidTrail, RadiCatrail 14,31 et 60Km, RadiNoctrail, sans oublier la marche nordique. Avec en prime la possibilité de mixer des courses ensemble : Petit Défi (34 + 16Km), Grand Défi (14 + 16 + 60 Km) et depuis cette année le Super Défi (114 + 60 Km), c'est sur cette dernière option que mon choix s'était porté pour ce week-end. Après avoir été finisher des 3 premières éditions du RadiCassant, je voulais allonger la sauce en vue de l'Ut4M de cet été, comme je l'avais annoncé c'était mon week-end "craquage de slip", je voulais voir si j'étais capable, non pas de finir le 114, mais surtout de repartir le Dimanche matin à 8H30.

La météo en ce week-end était quasi parfaite, température fraiche, soleil au beau fixe le Samedi, prévision correcte également pour le Dimanche. Après 3 éditions où nous avions eu de la pluie plus ou moins importante à un moment de la course, c'était le week-end idéal pour tenter ce défi.

Toujours autant d'ambiance sur cette course, un accueil des plus chaleureux avec tous ces bénévoles à nos petits soins, et que dire du "Grand Schtroumpf" et de sa femme qui mènent de mains de maître cette organisation depuis des années, rien que pour ça je viendrais prendre un café à 50 Km de chez moi à 5H00 du matin !
Allez, PAN déclenchement des fumigènes, il est 6H00 du mat' il fait 4°, le terrain est sec, c'est parti. Sortie du Parc des Aulnes et directement dans le pentu, juste ce qu'il faut pour calmer nos ardeurs de bon matin. Je me suis fait un plan de route en 17H00, en gardant du jus pour les 8H00 prévues le lendemain.

Au 10 km, je passe en 1H10', je suis dans mon plan de marche, je ne m'affole pas la journée sera longue. Mais déjà une petite douleur se fait ressentir sur les releveurs gauche, je fais abstraction de ce point et continue ma route, sur un ultra, si on commence à faire le tour de là où l'on a mal, autant rester à la maison…

Nous passons au 1er ravitaillement au 19eme kilomètre, 2 bouts de fromage, des tucs, un peu d'eau pétillante et un p'tit coucou au photographe embusqué non loin de là. J'ai toujours cette douleur "stable" aux releveurs.

Entre le 20eme et le 30eme, une zone de transition sur le plateau au-dessus de la Seine, avant d'arrivée sur les premiers morceaux de choix du parcours. La boucle d'environ 30 Km autour de Caudebec-en-Caux et Ste Gertrude est LE gros morceaux de cette première moitié de course.

Vers le 30eme km, les descentes commencent à devenir compliquées, non pas par le D+, nous sommes en Normandie, mais par des douleurs qui se mettent à bien me lancer, sur les extérieurs des 2 genoux, d'autant plus que les releveurs couinent toujours…J'y vais tranquille en descente et me cale, comme prévu à 6'/km sur les parties roulantes. Mais la situation empire au fil des kilomètres, 35, 36, 37 km, je compte les kilomètres ou je ne peux plus descendre en courant, tellement j'ai mal aux genoux. Je me dis que ça va aller, sur le plat je peux encore courir.

Je passe les 40 kilomètre en 5H04', je suis encore dans mes temps de 2016, comme quoi je suis en forme, sans forcer (contrairement à l'an passé), je suis dans les mêmes temps, l'entrainement de Mars a porté ses fruits. Mais ces foutus genoux hurlent à la mort, je ne peux plus descendre le moindre chemin, pire, passé le 45eme kilomètre, je ne peux courir plus de 200m, une horreur.
Je commence sérieusement à remettre en cause ma participation à la course du Dimanche, car pour l'instant je me vois encore finisher de celle du jour. Grand fou que je suis, la dernière descente pour moi ne sera jamais celle qui nous amène sur la ligne d'arrivée, mais celle du km 49, non loin du célèbre "Hêtre Serpent" à coté de Caudebec en Caux. Pour ces 400m je mettrais environ 5' à descendre, un calvaire. Mes 2 genoux me font atrocement mal, je jette l'éponge en bas de la descente.

Je vois s'envoler d'un coup mon espoir d'être "double finisher" dans le même week-end et un des 9 finishers ayant pris le départ de toutes les éditions du RadiCassant…J'apprendrais plus tard, que sur ces 9 trailers, seulement 2 cette année auront fini le 114 km, aïe.
J'indique au commissaire que j'arrête, là et que je rentre à la base de vie à pied par la route, il n'y a "que" 4 kilomètres au lieu de 8 par les chemins. Comme quoi en trail on ne prend pas les chemins les plus courts !

Mais à 200m de là, je rencontre la femme d'un ami coureur qui est en poste pour l'encourager, une fois son mari passé, elle me propose de me ramener directement à l'arrivée. MERCI !
C'est avec une grande tristesse que je rends le dossard et la puce de chronométrage et en même temps ceux du lendemain. Je croise le "Grand Schtroumpf" et sa femme qui sont désolés de me voir là.
Je ne traine pas sur le site de la course, tellement je suis dépité. 3ème abandon en 10 ans de courses, dont 2 sur le RadiCatrail (2013, 2017), je ne suis pas habitué, et surtout le 1er sur blessures.

Que s'est-il passé ? 

Pour les releveurs gauches, je pense avoir trop, ou mal serré, mes lacets ; le coup de pied a dû être trop comprimé, ce que n'ont pas apprécié les releveurs. Même après 10 années de trails, on fait encore des bêtises…

Pour les genoux, là c'est le mystère, je penche pour une non-compatibilité de mon moi-même avec les Akyra de LaSportiva. Elles avaient 80 Km au compteur avant la course, dont 2 sorties de 30 Km, et j'étais tellement bien avec qu'elles étaient mes élues pour la course.  Le rendez-vous chez le docteur n'a rien donné à part une perte de temps de 1H30 ! 1H15 de retard pour 15mn de consultation, pas de radio, pas d'IRM, trop cher pour la sécu. 

Bref, à J+16 de cet abandon,  j'ai repris l'entrainement tranquillement avec une sortie sur route, sur le plat. Rien à déclarer après ces 12 km de reprise. Le réveil à J+17 n'à rien déceler de douloureux dans la "boite des genoux". J'ai fais une 2eme sortie ce week-end en préparation de ma prochaine (Le Havre Urban Trail) , des escaliers, des chemins un peu plus "pentus" toujours pour voir si tout se passe bien. Tout s"'étant bien passé, Mardi je reprends mon rythme d'entrainement en laissant derrière moi cette mésaventure et en me tournant dès maintenant vers les sommets du Taillefer, de Belledonne  et le reste pour LE gros morceau de la saison, à savoir l'Ut4M Xtrem !

 

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