Nous y voila, Dimanche matin il est tôt, j'entre dans Vielle-Aure, il y a de l'ambiance, les gens applaudissent, encouragent, ça fait du bien de finir cette course sous des applaudissements !

Je boucle mon 2ème GRP, mais avant d'en arriver là il s'est passé pas mal de choses, flashback….

Nous sommes début juin et j'attaque mon plan de préparation pour cette édition 2013 du "Grand Raid des Pyrénées" version 80 km. (Pour les curieux voila mon plan de prépa). Après les difficultés d'inscription, la résa du gîte, l'organisation du week-end. Un peu plus de 640 Km d'entrainement en 12 semaines, 1000 km de route et nous voila à Vielle-Aure au gîte en compagnie de Pierre (membre de mon club et déjà présent en 2012) et de Laurent, une première pour lui dans les Pyrénées. Nous faisons également connaissance de Benoit engagé sur le 160 qui sera notre colocataire pour ce week-end.

Vendredi, retrait des dossards, contrôle des sacs, briefing sur la place du village et sous la pluie….Les prévisions météo ne sont pas terribles, ça cogite chez 

les Normands pour la tenue de départ et les changes à emporter en plus du matériel obligatoire.

Samedi 3H00, debout la d'dans ! Gateausport, céréales, jus d'Orange, Lait de soja , etc… Silence autour de la table, pas de doute il se prépare quelque chose. Nous voila tous les 3 sur la place du village et toujours sous la pluie…Moi qui revenait cette année pour voir le Pic du Midi sous le soleil, c'est mal engagé…

5H05, décompte et envol des presque 1030 coureurs, direction le Col de Portet (2215 m) en passant par le village de Soulan avec toujours autant d'ambiance même à cette heure matinale. Passage par le CP1 "Restaurant Merlans" et 1er ravitaillement, je reçois un SMS qui m'informe qu'un collègue de club engagé sur le 160 km vient d'abandonner au 100ème, rhaa merdoum.

Je regarde ma feuille de route, je suis pile poil dans le timing, coool !

Je ravitaille rapidement et prends la route du Col de Bastanet (2507 m). Les paysages sous le soleil sont vraiment magnifiques, les reflets des montagnes dans les lacs, valent le déplacement !

J'arrive au Col de Bastanet à 9h20 pour 9h13 dans mes prévisions, tout va bien, pas de soucis musculaire ou gastrique, tout est au beau fixe !

J'attaque tranquillement la descente vers Artigues, quand du coté du Lac de Gréziolles, je pose le pied droit sur un mauvais appui, racine ? pierre ? je ne sais pas, mais la cheville droite part en sucette, exactement comme 3 semaines auparavant en entrainement. Quelques injures viennent gâcher le paysage, j'ai mal jusqu'à dans ma montre. Je me pose 2mn, bouge un peu la cheville, ça va, c'est chaud, on continue, je ne vais pas caler au 23ème kilomètre !

Je continue ma descente en ouvrant grand les mirettes pour prendre de bons appuis à plat, quand c'est possible, la cheville me fait mal sur le dessus, juste entre les 2 malléoles….

J'arrive à Artigues, je retrouve un couple de mon club, en vacances dans le coin, ils m'encouragent, ça fait du bien !!

Ravitaillement, je passe au poste de secours, me voila avec un strap jusqu'au dessus des malléoles et 2 cachets de dafalgan pour la route. J'attaque la montée vers le Pic avec 4mn d'écart sur mon plan de course, avec cet arrêt à l'infirmerie, c'est plutôt bon signe.

Je m'en sors un peu mieux qu'en 2012 sur cette interminable montée vers le col de Sencours (2378m) puis vers le Pic du Midi (2877m), je me suis même surpris à courir sur quelques (petites) portions, la fin est dure et surtout je ne vois jamais la fin, on aperçoit le col quasiment dans les 100 derniers mètres…mais ça je le savais d'avance. Arrivé au col, il fait très froid, du brouillard, du vent, Pffff on ne voit pas le Pic, encore une fois.

Je m'équipe pour grimper plus haut, je suis toujours dans le timing, un p'tit ravito express et j'attaque les 3 derniers kilomètres jusqu'au sommet. La montée se fait sans trop de soucis, je croise Laurent qui lui redescend. Il s'est aussi tordu la cheville, on papote 2mn et il m'annonce qu'au sommet c'est beau soleil ! Yes, enfin je vois le pic sous le soleil, énorme !

J'arrive au sommet je pointe, paf 1H00 juste d'avance sur 2012, bien, bien, bien. Une petite photos souvenir, je ne m'éternise pas trop, et j'attaque la descente vers le col de Sencours, un passage express au refuge pour le ravito et direction Tournaboup pour le prochaine ravito après 12 km et surtout 1400m de dénivelé négatif. Tout se passe